La guerre des nerfs:

Hunawihr, fin octobre 2012

Ce matin il fait froid, des flocons de neige s’invitent dans le ciel. Peu importe, depuis quelques jours le ciel ne nous intéresse plus que pour son spectacle. Le stress nous a enfin quittés, la vendange est rentrée… ouf…

Retour sur une année éprouvante marquée par les extrêmes :

Tout commence par une sécheresse hivernale historique, qui nous sape le moral en nous faisant craindre le pire pour la suite. Il arriva, mais sous la forme d’un revirement complet de la situation météo. De trop sec en hiver nous sommes passés à trop humide (pour ne pas dire détrempé) au printemps. Ciao la sécheresse et bonjour le mildiou ! La vigne souffre de l’humidité ambiante et la floraison trébuche. La perte de récolte est actée et s’aggravera si les pluies s’acharnent. C’est alors que la situation se débloque avec l’arrivée du soleil à la mi Juillet. La vigne revit et notre moral aussi !

Pas pour longtemps, après trois semaines estivales sans aucune goutte, la vigne commence à accuser le coup. Les pluies du printemps n’ont vraisemblablement pas effacé cet hiver trop sec. A  la mi-août, la sécheresse revient et frappe fort. Le vignoble jaunit et souffre. Tiendra t il le coup ? Va-t-il pleuvoir ? Non, le blocage anticyclonique dure, au grand dam du vigneron, mais nos vignes résistent, le raisin murit. L’enracinement profond, notre culture biologique et nos faibles rendements permettent à la vigne de poursuivre son cycle, en dépit du manque d’eau.

C’est finalement avec un moral retrouvé que nous démarrons les vendanges fin septembre sous le soleil… les trois premiers jours !!! Les quinze suivants se feront sous la pluie. Décidément 2012 ne nous aura pas épargnés.

L’histoire se finit malgré tout plutôt bien et si la quantité n’est pas au rendez vous, la qualité s’annonce belle, en tout cas jusqu’à ce jour. Qui sait ce que nous réserve mère-nature !!!

A bientôt

Jérôme, le 11/11/2012

 

 

Rêve et réalité

Chers amis, chers clients,

Au moment où j’écris ces lignes, l’année viticole 2010 est sur le point de s’achever. Les vendanges approchantes viendront clore le travail de l’année et nourrir mes espoirs de vigneron. Car c’est bien d’espoirs qu’il s’agit. Celui de faire un Grand Vin, un de ceux dont on parle entre passionnés, un de ceux dont on se souvient toute sa vie… Tout est prêt, en place, les intentions sont claires et le scénario idéal défile en boucle dans ma tète :

« La vigne est belle, les choix culturaux répétés durant l’année semblent bons. La vendange rentrera par une belle matinée ensoleillée. Elle sera cueillie avec soin  par les mains expertes de vendangeurs aguerris, rompus à l’exercice du tri. Les raisins entreront d’abord délicatement par gravité dans le pressoir pneumatique dernier cri. Puis ils libèreront lentement leur jus gorgé d’arômes intenses et complexes. Les particules grossières du jus seront soigneusement éliminées en prenant soin de protéger ses fragiles arômes de l’oxydation qui leur serait  fatale. Puis, la fermentation démarrera lentement et naturellement. Elle se déroulera normalement, ni trop vite ni pas assez, à la température idéale. Enfin, lorsque celle-ci approchera de son terme, l’esquisse d’un grand vin sera perceptible. Un soutirage sur mesure et un élevage soigné finiront de polir la matière et de révéler les arômes : un nez intense d’une incroyable complexité. Une bouche exceptionnelle, alliant fraicheur et opulence, puissance et élégance, dans une longueur hors norme … Une merveille !  Un Grand Vin ! Enfin !

Ce rêve se répète année après année, mais à chaque fois, la réalité en décide autrement. Certes le vin est bon. Parfois même très bon. Mais non, ce n’est pas Le Grand Vin tant espéré. Heureusement, la déception ne dure pas. Elle laisse rapidement place à l’espoir. Celui qui nait à l’approche des vendanges, celui de faire un Grand Vin…

A bientôt !

Jérôme Mader

Du nouveau!

Chers amis chers clients,

2011 est une année particulière pour nous, à différents niveaux :

 

C’est la mise en vente de nos premières bouteilles de Grand Cru Schlossberg : en hiver 2009/ 2010, nous taillions pour la première fois cette vigne située tout en haut du grand Cru, là où la pente est la plus raide, là aussi où la vue est la plus belle. Nous nous égarions dans nos pensées  et imaginions ce que ce terroir allait pouvoir nous donner. Pensez donc : un sol pauvre, maigre, fait de pierre et de roche granitique. Une pente si abrupte que la culture en terrasse y est obligatoire. Une face plein Sud rendant la chaleur étouffante… Et bien ça y est, après deux années de travail et de patience, notre premier Schlossberg est en bouteille…et disponible a la vente ! Un Pinot Gris sec mais puissant, à la fois fruité et minéral, fin et expressif, de garde mais déjà accessible.

 

C’est notre première récolte officiellement « Bio » : En novembre 2007 notre courrier vous annonçait que nous « passions en  bio ». En bien voila, après trois années de reconversion, nous somme heureux de vous annoncer que c’est fait, le millésime 2011 sera le premier à arborer officiellement le label européen « BIO ». Si au départ notre conversion relevait  plus d’une démarche écologique personnelle, elle est devenue, au fil des années, une valeur communicante. En effet, si beaucoup, pour ne pas dire tout le monde, se disent  respectueux de l’environnement, trop peu joignent le geste à la parole. Dès lors, apporter la preuve par la certification de notre engagement nous est apparu essentiel.  Le client doit savoir !

 

Et notre démarche environnementale se traduit dans un autre domaine : en ce qui concerne nos échanges annuels, nous souhaiterions communiquer par Internet avec ceux d’entre vous qui le souhaitent. Ainsi notre courrier et le tarif habituels vous parviendraient dans votre boite virtuelle. A cet effet, nous vous demandons de nous envoyer un courriel mentionnant simplement « nous sommes modernes ». Nous garderons la voie traditionnelle pour ceux qui sont « classiques », bien sûr.

 

A bientôt !

Jérôme Mader

VINS D'ALSACE MADER - 13 grand rue 68150 HUNAWIHR - Tel. +33 (0)3 89 73 80 32
"L'abus d'alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération". À savoir! Biologiquement, les femmes sont plus fragiles face à l'alcool, l'alcool est mauvais pour le fœtus.